La crise

L'ISLANDE FACE A DE NOUVEAUX DEFIS

L’année 2008 constitue un tournant : la crise qui touche l’Islande annonce de très profondes mutations.

L’Islande, pays florissant (5ème rang mondial PIB/hab), a été durement frappée par la crise financière. Le système bancaire islandais s’est effondré en raison de l’importance du secteur bancaire par rapport à la taille du pays qui créait une grave vulnérabilité en cas de défaut. Or, à la fin 2007, le total de bilan des trois principales banques islandaises atteignait neuf fois le PIB islandais. Après avoir largement financé l’expansion à l’étranger des groupes islandais entre 2003 et 2007, les banques islandaises ont été particulièrement touchées par la crise de liquidités qui a frappé le secteur financier mondial dès la fin de l’été 2007.

Le choc pour l’économie islandaise est colossal.
La couronne islandaise s’est fortement déprécié (- 40% par rapport à l’euro en 2008) et les paiements internationaux sont partiellement ralenties. Cette situation affecte les relations avec l’étranger.

Néanmoins, la mise en œuvre du plan de stabilisation du FMI est en train de restaurer la confiance, la stabilité monétaire, la restructuration du secteur bancaire et le traitement des conséquences sociales de la crise.
Les prévisions pour 2009 sont, dans ce contexte, dégradées : contraction du PIB de 10%, taux de chômage de 9 à 11%, inflation de 12-15%. L’effondrement des banques islandaises et les difficultés de certaines entreprises financières, affectent un grand nombre d’entreprises.

Les groupes islandais présents en France sont solides financièrement, et demeurent leaders mondiaux dans des secteurs en pleine croissance : énergies renouvelables, pêche et industrie de la pêche, nouvelles technologies. Il s’agit de Marel, Ossur, Alfesca, Promens, ou Bakkavor.

En outre, à l’issue de cette période critique et des restructurations qui en résulteront, le marché français pourrait bénéficier d’une plus grande attention.
Nous observons d’ores et déjà une augmentation très sensible des propositions, discussions ou projets sur des investissements et coopérations en France.

La relation franco-islandaise sort renforcée de cette crise.
La France, en tant que Présidente de l’Union Européenne (juillet-décembre 2008) lorsque la crise a éclaté, a joué un rôle pivot pour mettre en œuvre un plan multilatéral et des discussions constructives pour faire face aux contentieux financiers liés aux activités des établissements bancaires islandais dans les pays de l’Union.

Les relations commerciales entre nos deux pays offrent de vastes champs de coopération et d’opportunités : les secteurs islandais de demain (énergies propres, environnement, nouvelles technologies, eau, industries de la mer, santé, tourisme, etc.) sont des secteurs pour lesquels les entreprises françaises ont beaucoup à offrir.

Au cours de ces dernières années, la CCIFI, à travers l’organisation de manifestations régulières de promotion de l’image de la France et son service d’appui aux entreprises françaises a développé les relations amicales et commerciales entre les deux nations.
Il y a dix ans, le marché islandais apparaissait trop limité par sa taille pour de nombreuses entreprises françaises. Les performances économiques de l’Islande, l’augmentation importante des revenus des salariés (salaire moyen mensuel de 3600 € avant crise), l’ouverture des Islandais vers le monde, l’internationalisation de son secteur bancaire et financier, ainsi que les nouveaux besoins en termes d’infrastructures (urbanisme et transports notamment), de services innovants (contrôle aérien, sécurité maritime, finances, NTIC) que le développement rapide a engendrés, ont constitué des relais de croissance et un potentiel indéniable pour l’ouverture de nouveaux marchés.

Les entreprises et opérateurs économiques et/ou scientifiques français sont nombreux désormais soit au travers de partenariats commerciaux, de coopérations techniques, ou de contrats commerciaux : PME-PMI fournisseurs de biens de consommation et intermédiaires (notamment secteur alimentaire, vins et spiritueux, bureautique), équipementiers industriels (chantiers de construction, centrales électriques, barrages hydrauliques, ports de pêche, etc.), centres de recherche (CNRS, BRGM, Pôle Compétitivité de Toulouse ou Lyon), grands groupes (Thales Aerospace en contrat avec Icelandair Group, Sodexho, JC Decaux, Delifrance, Alstom Power, etc.). 
Ces entreprises ont pu compter sur  l'appui et l'accompagnement de la Chambre de commerce.

INFORMATION SUR LE MARCHE LOCAL ET MISE EN CONTACT

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SERVICES D'APPUI SUR DEMANDE

- Services d’appui et d’accompagnement proposés sur demande aux entreprises et réalisés par le Directeur ou un collaborateur (ou VIA) affecté ponctuellement à cette activité

ACTIVITES SPECIFIQUES :

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Collaborateurs permanents :

 

- Responsable appui aux entreprises : Arnaud Siad

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